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Lundi 4 avril 2011 1 04 /04 /Avr /2011 05:13

 

EVALUATION SUR L’ECONOMIE DE LA SANTE – TERMINALE ST2S (Durée : 1h30)

1.    A l’aide de vos connaissances, analysez le tableau sur la Dépense Courante de Santé des années 2008 et 2009.

Dépense courante de santé

                                                                              en milliards d'euros courants

Champ : France.

Source : direction de la Recherche, des Études, de l'Évaluation et des Statistiques (Drees).

 

2008

2009

2009/2008 (en %)*

Consommation de soins et de biens médicaux

170,1

175,7

3,3

Soins aux personnes âgées en établissements

6,4

7,4

15,1

Indemnités journalières

11,4

11,9

4,7

Prévention

5,5

6,2

12,9

Subvention au système de soins

1,9

2,0

4,1

Recherche

7,4

7,5

2,5

Formation

1,2

1,3

7,6

Coût de gestion du système de santé

14,8

15,3

3,1

Double compte

-4,1

-4,3

3,2

Dépense courante de santé

214,5

223,1

4,0

*Taux d’accroissement entre 2008 et 2009

____________________________________________________________________________________________

2. A l’aide de vos connaissances et du document ci-dessous,  présentez les intérêts et les limites des mesures de maîtrise de dépenses de santé concernant la consommation médicamenteuse.

 

Les franchises ont réduit la consommation de médicaments des plus pauvres

Les franchises* sur les boîtes de médicaments (0,5 euros par boîte) ou sur les transports sanitaires (2 euros) mises en place au 1er janvier 2008 n’a apparemment pas eu de grands effets : 12 % seulement des patients disent avoir modifié leur comportement indique l’Irdes dans sa lettre Questions d’économie de la santé.

Mais ce sont les malades les plus modestes, sans surprise, qui ont baissé leur consommation de médicaments. Car ces charges s’appliquant à tous (avec un plafond de 50 euros par an), sans distinction de revenus. Elles sont donc relativement bien plus lourdes pour les familles disposant de faibles revenus. Et la pression est plus forte encore sur les patients pauvres souffrant d’affections chroniques.

Ainsi, 14,3 % des personnes disposant de moins de 870 euros par mois ont revu leur consommation à la baisse contre 8,4 % de celles qui disposent de plus de 1997 euros mensuels.

Sur les 12 % des patients qui ont modifié leur comportement, 64 % ont renoncé à acheter une partie des médicaments prescrits, 33,5 % ont repoussé cet achat, 13,5 % sont, par exemple, passés à l’automédication, 28 % ont demandé à leur médecin de modifier à la baisse les prescriptions.


*Une franchise est une somme que paient les consommateurs, non remboursée par la Sécurité Sociale

 

                                                                                                                                                                            Source : Viva santé, 2009

 

   

 

 

   

   CORRECTION  -  CORRECTION  -  CORRECTION

 

 

1. A l’aide de vos connaissances, analysez le tableau sur la Dépense Courante de Santé des années 2008 et 2009.

La Dépense Courante de Santé (DCS) est un des agrégats de l’économie de la santé.  La DCS est un compte qui présente toutes les dépenses liées à la santé, réalisées en un an.  Elle englobe donc ce qui a été consommé par la population (les biens et soins médicaux), les actions de prévention, mais aussi les dépenses effectuées pour la formation des professionnels de santé, les dépenses pour la recherche médicale ou encore les Indemnités Journalières (IJ). [Les IJ sont versées aux usagers en arrêt maladie ou  en congé maternité].

[Un autre compte de la santé est la Consommation Médicale Totale (CMT).  La CMT est un compte qui présente ce que la population a consommé pour sa santé : la Consommation de Soins  et de Biens  Médicaux (CSBM) (environ 98% de la CMT) et la  prévention (environ 2% de la CMT), comme les actions de dépistage. ]

Le tableau édité par la DREES nous montre la Dépense Courante de Santé effectuée en 2008 et en 2009, ainsi que le taux d’accroissement des différents postes entre ces deux années.

Notons tout d’abord que la DCS a augmenté de 4% entre 2008 et 2009. La DCS était de 214,5 milliards d’euros en 2008 et de 223,1 milliards d’euros en 2009. Le poste de la Consommation des Biens et des Soins Médicaux est le poste le plus important (170,1 milliards d’euros en 2008 et 175,7 milliards en 2009). Les dépenses pour la formation étaient les moins importantes (1,2 milliards d’euros en 2008, et 1,3 milliards en 2009)

On peut observer que tous les postes ont augmenté entre ces deux années, mais de façon différente.  

Le poste de dépense qui a connu la plus forte augmentation est celui des soins des personnes âgées en établissement (+15,1%), passant de 6,4 à 7,4 milliards d’euros. Cela peut s’expliquer par le contexte démographique : la part de personnes âgées croît chaque année, or c’est cette tranche de la population qui consomme le plus de soins et de biens médicaux. Les auxiliaires médicaux, répondant aux situations de plus en plus fréquentes de dépendance chez les personnes les plus âgées, représentent la plus grande part de la consommation médicale de cette population.

Le deuxième poste de dépense qui a connu une forte augmentation entre 2008 et 2009 (12,9%) est celui de la prévention, passant de 5,5 à 6,2 milliards d’euros.  Cela est sans doute lié aux choix politiques effectués depuis la loi du 9 août 2004 relative à la santé publique.

[Cette loi a été mise en place pour lutter contre les deux principaux points négatifs de  l’état de santé des Français : une relative forte mortalité évitable et des inégalités sociales face à la santé. ]

A travers une organisation sous forme de plans stratégiques, nationaux puis régionaux, cette loi  oriente les actions vers plus de prévention, afin de limiter la mortalité évitable et les inégalités face à la santé. C’est donc plus de dépenses pour la prévention qui  sont engagées chaque année depuis lors.

On pourrait aussi citer le taux d’accroissement de 7,6% en troisième position pour la formation, (passant de 1,2 à 1,3 milliards d’euros) qui concerne certainement tous types de professionnels de santé qui dans les années à venir devront être plus nombreux pour répondre à la demande des soins grandissante des personnes âgées.

En revanche, la recherche est quelque peu délaissée avec un taux d’accroissement le plus faible de 2,5%, passant de 7,4 à 7,5 milliards d’euros, probablement au détriment de la montée des besoins des personnes âgées et de la prévention.  [Cette situation est d’ailleurs contestée par les chercheurs depuis quelques années, qui se plaignent de n’avoir pas assez de fonds pour la recherche].

Globalement, les autres postes connaissent un taux d’accroissement allant de 3,1 à 4,7% entre 2008 et 2009.

 

 

2. A l’aide de vos connaissances et du document ci-dessous,  présentez les intérêts et les limites des mesures de maîtrise de dépenses de santé concernant la consommation médicamenteuse.

Les mesures de maîtrise de dépenses de santé sont nombreuses et diverses depuis plusieurs décennies. Elles servent à rationaliser les dépenses en matière de santé. En effet, de par le contexte démographique et socio-économique, le système de protection sociale français connaît de grandes difficultés financières. On parle familièrement du « trou de la Sécu » qui désigne un déficit financier très important, que l’on ne sait pas combler aujourd’hui. Cependant les autorités politiques mettent des mesures en place afin de limiter l’augmentation du déficit.

Certaines d’entre elles visent à limiter la consommation médicamenteuse. Ces mesures comportent certes des intérêts mais aussi des limites.

MESURES

INTERETS

LIMITES

- parcours coordonné1

Limite des consultations abusives et donc des prescriptions inutiles

 

- augmentation du ticket modérateur2

Permet une économie pour la Sécurité Sociale

Incite à ne pas consommer abusivement

Peut être un obstacle pour les plus pauvres qui choisissent de ne pas acheter le médicament prescrit ou de reporter l’achat

- incitation à la consommation de médicaments génériques3

Permet une économie pour la Sécurité Sociale

Les pharmacies ne jouent pas toujours le jeu, car cela « rapporte » moins ;

Des usagers ne font pas confiance aux médicaments génériques, ils préfèrent les « marques » connues

- franchises sur les boîtes des médicaments et sur les transports sanitaires 4

Permet une économie pour la Sécurité Sociale

 

 

Seuls 12% ont changé leur comportement face à la consommation médicamenteuse (des abus subsistent)

Les ménages les  plus pauvres n’achètent pas une partie des médicaments prescrits, demandent à leur médecin d’en prescrire moins  ou font de l’automédication5


Ces mesures permettent globalement de diminuer les dépenses de santé, mais les ménages les plus modestes, qui ont souvent plus besoins de soins que les autres, risquent de voir leur santé se dégrader  davantage, ce qui à long terme, augmente la morbidité et donc des dépenses supplémentaires pour la Sécurité Sociale, ou au pire, une hausse de la mortalité évitable, ce qui va à l’encontre des objectifs actuels.

1 le parcours coordonné : mesure mise en place depuis le 1er janvier 2005, elle impose le choix d’un médecin traitant généraliste qui est celui qu’il faut consulter en tout premier lieu (sauf exceptions) ; c’est ce médecin qui oriente ensuite le patient vers un spécialiste si nécessaire. Si l’usager ne respecte pas cette mesure, il est pénalisé financièrement au niveau des remboursements de la Sécurité Sociale

2 le ticket modérateur est la part non remboursée par la Sécurité Sociale

3 les médicaments génériques sont des médicaments composés des mêmes  molécules que les médicaments non-génériques, et présentent donc les même intérêts et effets secondaires.  En revanche,  ils sont moins chers, car ne comportent pas la marque du laboratoire pharmaceutique  qui les a crées.

4 Une franchise est une somme  non remboursée par la Sécurité Sociale, donc à la charge de l’usager qui achète des boîtes de médicaments ou qui bénéficie d’un transport sanitaire. Cette somme ne peut cependant pas dépasser 50 euros par an.

5 L’automédication est le fait de consommer des médicaments sans qu’ils aient été prescrits par le médecin ; par exemple, des médicaments ayant été prescrits pour un autre membre de sa famille, des médicaments ayant été prescrits 9 mois auparavant... Cela peut bien entendu comporter des dangers.

Par Marisa - Publié dans : Exercices, DS & Corrigés Terminale - Communauté : ST2S
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